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Le Bonheur, comment être heureux?, quand la psychologie s’en mêle, par Sylvie LAIR

Le 24 avril 2019
Le Bonheur,  comment être heureux?, quand la psychologie s’en mêle, par Sylvie LAIR
Ce qui nous manque pour être heureux ? c'est une certaine sagesse, celle de savoir vivre notre vie, de pouvoir observer autour de nous, la nature, les êtres...Mais nous sommes tellement dans le stress de la vie que nous en oublions de le cultiver

Le bonheur n’est plus uniquement philosophique, il est l’objet de recherches scientifiques. Appelé Psychologie Positive cette discipline s’intéresse à l’étude méthodologique du Bonheur ou plus exactement au Bien-être subjectif.

Qu’est-ce que le bien-être subjectif, nom scientifique du Bonheur ? vue par la psychologue, Sylvie LAIR à Rueil Malmaison

L’aventure commence en 1997 par l’avènement de la Psychologie Positive et est digne d’un bon polar -Je vous invite à lire le livre de Martin Seligman, « S’épanouir, Pour un nouvel art du bonheur et du bien-être »

Le Bonheur y est défini par la mesure de la satisfaction dans la vie.

Plusieurs caractéristiques pour évaluer scientifiquement le bonheur :

L’Émotion positive : je me sens souvent bien

L’Intérêt : le monde m’inspire toujours de la curiosité

Le Sentiment de vivre : ma vie me convient

L’Estime de Soi : J’ai des qualités et des défauts

L’Optimisme : je regarde souvent le bon côté des choses

La Résilience : quand les choses vont mal il me faut du temps pour reprendre le cours normal

Les relations positives : il y a des personnes dans ma vie qui comptent

Qu’est-ce qu’une vie épanouie ?

Le bonheur c’est être bien dans sa peau ! c’est donner du bonheur et en recevoir des autres !

N’est-ce pas la symbolique du brin de muguet que l’on s’offre au 1er mai !

Alors le bonheur viendrait de l’extérieur ? Certes le Bonheur peut être lié à des causes externes comme une bonne surprise, des moments partagés, dans l’action, la réalisation de quelque chose en commun ou seul mais aussi, à des états intérieurs, un bonheur plutôt ressenti, apprécié, goûté…

« Le bien-être ne serait jamais le bonheur sans l’ingrédient fondamental qu’est la prise de conscience. » écrit C André dans son livre : Vivre heureux, psychologie du bonheur

Le bonheur c’est l’addition d’un état de bien-être et la conscience que l’on en a. Lorsque vous vivez un moment de satisfaction et que vous avez conscience de la chance que vous avez, vous transcendez le simple « bien-être » en « Bonheur »

L’étymologie du mot bonheur, comprend « Bon » opposé à « mal » et « heur » qui signifie, chance.

Dans un monde de plus en plus stressant, fatigant, exigeant ou tout devient urgent pouvons-nous cultiver le bonheur ?

Peut-on cultiver le Bonheur?

Imaginons que le bonheur soit un jardin: Avant de penser à la récolte, nous avons besoin d’y travailler quotidiennement, nous avons besoin de créer les conditions optimums pour que le jardin fleurisse, soit remplis de fruits et de beaux légumes

Mais le travail ne s’arrête pas là, tant que nous voulons profiter du jardin, nous allons devoir l’entretenir pour pouvoir continuer à le cultiver.

Même chose pour le bonheur!

Pour être heureux, je dois y travailler chaque jour. C’est mon mode de vie, ce que j’aime faire, mes valeurs, c’est avoir des perspectives, des objectifs, de l’amour, de la reconnaissance et de l’espoir…

Il est où le Bonheur?

1 ère clé pour accroître vos instants de bonheur : repérer vos modes de pensées !

Surprenant, certaines personnes n’arrivent pas à se rendre mentalement disponibles au bonheur, tant elles sont préoccupées par des obligations, contraintes, ruminations ou piégées dans des habitudes culturelles.

Le mental est conçu pour penser, ce qui n’est pas un problème en soi…sauf lorsque nos pensées nous orientent systématiquement vers une quête incessante de réponses à des exigences de la vie, et deviennent source d’anxiété. Nos émotions sont reliées à nos pensées et reflètent notre vision et appréciation du monde. Les thérapies cognitives, permettent de prendre conscience de nos pensées qui sont dites automatiques car elles nous traversent et nous empêchent d’être heureux.

Je vous propose d’observer autour de vous tous ces petits saboteurs du bonheur :

Il fait beau aujourd’hui! – Oui mais ça ne va pas durer

C’est sympa cette invitation ! - Oui mais si c’est pour rentrer dans les bouchons…

Ainsi, malgré nous, car ce sont des processus inconscients, nous tombons dans des pièges anti bonheur.

2 ème clé, Accepter les intermittences du bonheur, il n’est pas continu, on le désir, on l’espère, il nous manque et on se réjouit de le retrouver.

Accepter qu’il y ait des périodes neutres, voir des périodes où on a du mal à être heureux sans s’enfermer dans des perspectives négatives sur notre avenir, je ne serai plus jamais heureux ! c'est impossible!

La vie est un cycle où alterne des saisons, après l’automne et l’hiver qui ressourcent les éléments de votre jardin, le printemps est l’occasion d’une renaissance et déjà l’été sera la saison des semis…

Nous sommes des intermittents du bonheur !

3 ème clé : Être heureux quand tout va à peu près bien !

Facile me rétorquerez-vous!…et pourtant, savoir profiter , déguster le moment présent est pour beaucoup d’entre nous un véritable apprentissage.

Pour vous exercer, Je vous invite à lire ou relire La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, de Philippe Delerm

J’ai une préférence tendre pour l’écossage des petits pois …

« …Une pression du pouce sur la gousse et elle s’ouvre, après, on fait glisser les boules d’un seul doigt. La dernière est si minuscule...on passe la main dans les boules écossées qui remplissent le saladier. C’est doux, toutes ces rondeurs, c’est comme une eau vert tendre et on s’étonne de ne pas avoir les mains mouillées. »

Le bonheur consiste à toucher l’entièreté de notre être, dans notre corps, notre esprit, notre cœur, nos émotions tout en étant ancré dans la réalité.

Je peux écosser les petits pois à la seule fin du résultat parce qu’il le faut bien !…mais je peux choisir une autre attitude, il sera plus goûteux de le faire par élan plutôt que par devoir et de me sentir pleinement présent avec tous mes sens en éveils.

Quand on accepte cette ouverture sensorielle, on est pleinement présent à Soi et prêt à recevoir ces plaisirs infimes et se réjouir de la vie.

Envie d’en savoir plus, de comprendre comment sortir des pièges de votre mental et de commencer à vivre ?

Sylvie Lair, grâce à sa pratique de la Communication NonViolente, à la thérapie cognitive, ou de la méditation vous apprendra à développer un autre rapport aux pensées et à toucher la vie.